L’aigle symbole de l’empire romain

Présent sur les pièces de monnaies, gravé dans le marbre des monuments militaires ou commémoratifs, effigie des armées romaines présent notamment sur les bannières des légions, on comprend bien le rôle qu’il pouvait revêtir en tant que symbole. 

L’aigle est l’animal qu’il fallait choisir : il est puissant, capable de s’élever haut dans le ciel, de voler majestueusement, et de fondre sur ses proies avec une telle force ! Il impose tout simplement le respect tout comme le lion dans la savane.

Pour les romains, il renvoi à leur dieu Jupiter, le plus grand et puissant de leur dieu tout comme zeus pour les grecs. 

L'aigle symbole de l'empire romain

Il était toujours lié au secteur militaire de l’empire, insufflant l’esprit de force et d’engagement pour la victoire aux troupes, un code d’honneur pour l’ensemble des légions. L’aigle était alors considéré comme sacré. Sauver l’aigle, l’étendard, devenait même une obsession pour les soldats lors des combats les poussant à se surpasser, à y laisser leurs forces, leurs vies pour le protéger. À la vue de ce symbole, les légionnaires retrouvaient vigueur et courage.

Face à cela, il était aussi devenu une priorité pour les ennemis: récupérer cette enseigne, ce symbole, saperait le moral des troupes romaines.

Si il n’avait qu’une tête au départ, l’aigle sera ensuite représenté avec deux têtes tournées vers la gauche et la droite pour figurer la domination de l’Empire sur les territoires de l’Est et l’Ouest.

Ce symbole lié à l’hégémonie de la puissance romaine à fait des envieux. De nombreuses puissances et empires l’utiliseront par la suite entre autres dans les armées de Charlemagne ou des empereurs d’Allemagne, elle fut bien sur adopté par Napoléon Ier en 1804, l’aigle impériale est aussi apparue dans les armées de l’Autriche, de la Russie, de la Prusse, de la Pologne, de l’Allemagne, du Mexique…
Et bien sûr, l’aigle est aujourd’hui encore l’un des symboles des États-Unis.