Les oiseaux et l’Egypte antique

   En Egypte antique, les oiseaux d’espèces tropicales ont acquis une importance particulière, culturelle et même religieuse : parlons par exemple de l’ ibis sacré.

Ibis sacré   Les égyptiens vénéraient l’ibis sacré, ils l’ont assimilés au dieu Thôt, dieu du scribe, peut être existe t’il un lien entre l’oiseau et l’écriture, peut être le fait de voir l’oiseau osciller la tête d’avant en arrière de façon régulière ont inspirés les égyptiens, qui ont comparés son bec à une plume d’écriture ?

   Le dieu Thôt est responsable auprès des autres dieux de la mythologie égyptienne, des mathématique, du calcul du temps, du calendrier égyptien, Thôt est un dieu lunaire.

   Le dieu Thôt possédait des lieux de cultes dans les temples de Hermopolis, el-Kab et Thèbes.

   Parmi les oiseaux arrivés du sud et implantés en Egypte, le tantale africain, le bec en sabot, le jabiru, le héron et après les inondations, l’élégant vanneau. Ces oiseaux se répandirent en Egypte, puis jusqu’en Asie et en Europe du sud-est, ainsi que le vanneau et les céryle pies, ces oiseaux au plumage noir et blanc.

   Il est probable que beaucoup d’espèces d’ oiseaux non seu­lement émigraient par l’ Egypte antique et y passaient l’hiver, mais nichaient également dans le pays. Cela vaut pour le flamant et le pélican roses, la spatule blanche et l’ibis falcinelle brun, qui semble avoir joué un rôle dans le culte comme « ibis noir » ou « brun ». On en a trouvé en grande quantité dans les restes momifiés de Touna el-Gébel, à côté d’ibis sacrés.

   Les cimetières de momies d’ oiseaux, par exemple ceux de Kom Ombo et de Touna el-Gébel, comprennent aussi les différentes sortes de rapaces:

  Le faucon occupait une place très importante dans la religion égyptienne, surtout le mâle. Il devint le symbole d’Horus, le dieu à tête de faucon, qui, avec Isis et Osiris, formait la principale trinité ou “ sainte famille ” parmi les dieux et déesses de l’Égypte.

Les oiseaux en Egypte antique   On utilisait toujours le symbole du faucon pour écrire le titre des pharaons, et certains de ces souverains furent considérés comme des incarnations d’Horus.

   Parmi les centaines d’oiseaux momifiés trouvés en Égypte, le faucon, et surtout la crécerelle, est un des plus nombreux. Hérodote racontait que quiconque tuait un faucon en Égypte, fût-ce accidentellement, était mis à mort.

   Ensuite, des rapaces migrateurs, à savoir plu­sieurs espèces d’aigles, l’épervier et l’épervier à pieds courts, le busard et le faucon sacré. Ces galeries de momies contiennent même des grands-ducs et d’autres hiboux, ainsi que des vautours, ces oiseaux jadis indispensables (car ils assuraient une sorte de service sanitaire) mais qui ont pratiquement disparu d’Egypte ces dernières décennies.